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violences sexuelles à madagascar

Violences sexuelles à Madagascar et dans le monde

Les violences faites à l’égard des femmes ne connaissent pas de frontières, que ce soit social ou économique. L’on sait d’ailleurs que près de 35 % de femmes dans le monde ont au moins une fois subi des violences physiques ou sexuelles et Madagascar, n’y coupe pas. Ces derniers mois, les chiffres ont explosé et les cas se multiplient. Relégués à de simples faits divers, les cas de violences basées sur le genre ont été pendant (trop) longtemps passé sous silence. L’heure est à la prise de conscience et au changement !

À Madagascar…

Nombreuses ont été les mesures qui ont déjà été mises en place, les lois adoptées et autres campagnes censées aider à l’obtention de l’égalité homme-femme mais il semblerait que cela ne suffise pas. Les cas de violences sexuelles à Madagascar ne sont pas des faits nouveaux, il y en a toujours eu, mais en parler n’est pas toujours facile. Selon les données recueillies par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), 30 % des femmes malgaches ont subi des violences sexuelles, qu’elles soient conjugales ou faites par un tiers en dehors du domicile. Elles sont 9 % à faire appel à des systèmes de justice communautaire, 4% à s’être déplacées auprès de la police et 2 % auprès des centres médicaux.

Dans la capitale, les actions faites pour aider les femmes à ne pas avoir honte et à parler de leurs vécus sont de plus en plus nombreuses. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas dans les autres villes où les ces de violences sexuelles madagascar sont enterrés derrière des masques d’indifférence et la culture du silence. Triste réalité, mais qui peut toutefois encore être améliorée avec des opérations de sensibilisation coups de poing. La première dame, Mialy Rajoelina, via l’association Fitia a déjà fait sa part et a contribué à la création de centres d’écoutes et de centres hospitaliers. Les différentes organisations concernées ont également mis en place des initiatives remarquables dans les six villes (Antananarivo, Mahajanga, Nosy Be, Antsiranana, Fianarantsoa et Toliara) où le plus de cas ont été répertoriés.

Et dans le reste du monde

Ailleurs, les chiffres sont tout aussi effarants et avec les mois de confinement entrainés par le Covid19, les cas de violences sexuelles se sont multipliés. L’isolement social et l’insécurité économique ont contribués à créer un environnement de terreur pour certaines. Les appels aux numéros d’urgence ont été augmentés dans certains pays afin de limiter mes débordements. Des mesures avaient également été adoptées pour renforcer l’aide aux victimes de violences basées sur le genre. Pour en revenir à Madagascar, le changement doit commencer dans le foyer et dans les écoles. Il s’agit d’inculquer les bonnes bases pour que les enfants sachent dès leur jeune âge que tout acte de violence, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle, est punissable. Il faudrait également envisager de revoir certains aspects de la culture malgache (mariage forcé, traite d’enfants dans certaines cultures, etc.). C’est en effet l’ensemble de toutes ces choses qui font qu’au final, beaucoup de gens estiment encore à tort qu’à l’aube de 2021, il est encore tout à fait normal de violenter sa femme ou d’abuser sexuellement d’une femme parce que c’est le « sexe faible ».

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